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WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara

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MessageSujet: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Lun 28 Déc - 23:29

We live where the war are raging
« Why did you notice it »
ft. Kiowara
Parfois, il était plus pratique d’entendre les nouvelles du monde par la bouche de ses habitants.
Si on pouvait appeler Upon, un monde. Pour beaucoup, elle l’était, car c’était tout ce qu’il connaissait, mais quand on était persuadé qu’il y avait autre chose, de plus vaste encore que ses galeries sombres et cette ville éclairait par des lampes et lanternes, tout était différent. Upon n’était qu’une poussière, dans tout l’univers.

Posant sa plume, le garçon passa une main sur le côté droit de son visage, puis se gratta la tempe de l’index. Ses yeux se posèrent sur sa lampe de bureau, éclairant faiblement ce qu’il pouvait y avoir autour de lui. Dieu seul sait quoi. D’un geste de main, il l’éteignit et prit sa veste, qu’il enfila prestement, prit un carnet et une plume dans l’une de ses sacoches à sangles et prit la porte.
Il traversa l’endroit éclairé d’une douce lumière bleutée, sans bruits, puis s’aventura dans la ville d’Upon.

Il n’était pas si tard, mais la lumière baissait déjà. C’était dangereux de sortir la nuit, mais pouvait-il réellement sortir à un autre moment de la journée ? Il en doutait. Quoique. Mais les tavernes étaient mieux remplies le soir, il y avait plus d’ambiances, et plus de murmures.
Des informations pouvaient très souvent leur échapper et c’était pour ça qu’il était venu avant tout. Des renseignements sur la ville, basse ou haute.

Ce ne fut qu’une question d’une vingtaine de minutes, avant qu’il n’arrive au niveau -2 aussi dit, le mal fréquenté. Certes, mais le plus populaire, aussi. Sans attendre, il revêtit sa capuche, se glissant discrètement dans l’établissement portant le nom de Tord-Boyaux.
Très élégant.

Se faufilant jusqu’au coin inhabité, c’est avec un peu de maladresse qu’il s’assit sur le tabouret, s’appuyant sur le comptoir tout en laissant sa tête basse. Comme toujours, il y avait quelques personnes refoulant l’alcool qui parlaient un peu fort, mais rien qui puisse empêcher le capuchonné de saisir quelques mots à la volée.

Une voix plus proche lui fit néanmoins redresser la tête. « Je peux vous servir quelque chose ? » demanda le gérant de la taverne, derrière le comptoir, un air déconfis sur le visage.

« H-Heu… » Sa voix fut hésitante, légèrement cassante. Il leva les yeux pour chercher les affiches ou ce qu’il pouvait trouver comme noms, mais rien. « Un verre d’eau, ça suffira. »

Il lui sembla que l’homme repartit, lui ramenant peu de temps après un verre d’eau. « Merci. » souffla-t-il en hochant la tête, contenant la tension de ses muscles.

Son cœur battait un peu plus vite, alors qu’il porta son verre à ses lèvres, tentant de ne pas trembler et avaler de travers. Il avala une gorgée, puis sortit précipitamment son carnet et plume.

Il griffonna quelque chose, avant de se concentrer sur les dires autour de lui. Du bout de la plume, il faisait un rond, par réflexe, attendant qu’une véritable information passe. Puis il nota quelque chose, mais s’interrompt plusieurs fois.

Ses sourcils se haussèrent légèrement, alors qu’il détourna légèrement la tête sur le côté. Son regard croisa les iris grisées d’un… homme. Un homme de petite taille, sans aucun doute un nain. Il dériva alors son attention autre part. Puis revint sur la personne, qui le regardait toujours.

Un de ses sourcils se haussa, sentant la tension grimpait d’un cran, alors qu’il jeta un dernier coup d’œil au nain qui le fixait toujours.
Ravalant sa salive, il griffonna a nouveau, la tête basse.

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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mar 29 Déc - 19:23







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La prochaine fois, fallait vraiment que je fasse gaffe à pas foutre du sang partout... C'est bien pratique de visé les artères mais ça tache. C'était à peu près ce que je me disais alors que je nettoyais mes griffes avec un torchon usé, gorgé de sang. Je sortais tout juste d'un combat dans l'arène, une victoire. Une autre... Un petit sourire apparut sur mes lèvres. La liberté se rapprochait un petit peu plus à chaque instant même si j'ignorais combien de combat je devrais encore mené. Le calcul, ça n'avait jamais été mon truc. Tout comme la propreté. Du moins, c'est ce qu'on pouvait penser en voyant mon état. Comme après chaque combat, j'étais retourné calmement dans ma cage sous les acclamations de la foule. Là bas, je me changeais et prenais mon temps pour nettoyer mes vêtement noyé de sang et mes griffes. Surtout mes griffes. Il aurait été dommage qu'elles s'abiment. Habituellement, je recevais une petite visite après mes combats, une visite souvent arrosée d'une bonne bouteille. Pourtant cette fois il mettait du temps à arriver... Pas que j'étais particulièrement impatiente, j'étais trop absorbée par mon nettoyage, mais je commençais à avoir la gorge sèche.

Soudain, j'entendis une porte de fer grincer derrière moi, ainsi que des bruit de pas. Bientôt suivit d'une voix pleine de reproches.

- Je t'ai déjà dit cent fois que tu devais rester calme durant un combat. Quand cela te rentrera-t-il dans le crane ?!

Ah, nous y voilà. Encore. Je ne comprenais pas de quoi il voulait parler. J'étais rester parfaitement calme tout le long du combat... Sauf peut être vers la fin. Quoi ?! Il avait passé la majorité du combat à m'attaquer à distance sans que je puisse le toucher. Alors forcement, ça m'a agacé. Du coup quand je l'ai eu à porté de griffes, je ne l'ai pas loupé. Bon, j'ai peut être un peu exagéré lorsque je me suis mise à lui foutre des coup de pied pendant qu'il était à terre alors que j'aurai pu l'achever d'un seul coup, mais... Mais mettez-vous à ma place aussi ! Fallait bien que je me débarrasse de ma frustration ! Je me retournais, non sans lever les yeux au ciel, pour voir Phil Octète, mon m"aitre" et propriétaire à quelques pas de moi. Malgré ma victoire, il ne semblait pas vraiment ravi. Le nain continua dans ses reproches :

- Tu sais très bien que tu n'atteindra jamais ton meilleur niveau tant que tu n'arriveras pas à te contrôler... Et tu es bien loin d'y arriver ! Surtout si tu continues comme ça !

Mes oreilles félines tiquèrent légèrement. Mon meilleur niveau hein ? Pfff... J'étais déjà bien plus doué que n'importe qui ici alors je ne voyais pas l’intérêt d'apprendre à me contrôler.

- Enfin, tu as gagné, je suppose que l'on peut se contenter de ça.

Ah ben enfin ! Un léger sourire apparut sur son visage et il frappa dans ses main l'air satisfait. Une minute... Ses mains étaient vides ?! Et ma bouteille alors ?! Devant mon regard étonné, Phil m'expliqua qu'il avait l'intention de m'emmener à la taverne. Pour une fois. Il semblait penser que voir autre chose qu'une arène d'entrainement me ferait le plus grand bien. Génial... On allait voir des gens... Et j'aurai pas le droit de les taper. La soirée allait être longue.

Ainsi nous sortîmes de l'arène. Certaines personnes nous défiguraient mais ce n'était pas bien étonnant : il était rare de voir un Struck se balader avec son maitre sans être enchainé. En fait, il était rare de voir un Struck se baladait tout court. Mais Phil était aussi connu pour traiter ses esclaves avec une grande bienveillance, surtout lorsqu'il s'agissait de son combattant d'arène fétiche. J'avais plutôt une bonne place en fait...
Le Tord-Boyaux, c'était le nom du lieu où nous allions passer la soirée. Je n'avais pas l'habitude de sortir de mon arène, aussi je ne connaissait pratiquement pas Upon mais je savais déjà comment fonctionnait le système des étages et j'étais surprise de voir que mon maitre venait boire dans une taverne de la Basseville. Il fut le premier à entrer et je le suivis de près. L'endroit était animé et à peine étions nous assis qu'on nous apporta une bouteille de vin. La suite ? Heeeuu... Comment vous dire... Disons que je me suis jeté sur la bouteille et que je me suis mise à boire tandis que mon maitre se mit à observer la salle. Enfin, une personne en particulier, un gamin qui griffonnait sur une feuille de papier. J'avais déjà l'esprit un peu embrouillé par l'alcool lorsque le nain me demanda :

- Mmm... Kio ? Que dirais-tu de changer de table ? J'aimerai parler à ce garçon.

- Hein ? Pourquoi ?

- C'est assez inhabituel de voir quelqu'un écrire dans un endroit où les gens préfèrent laisser leurs cerveaux à la porte pour noyer leur soucis.


Je ne bougeais pas d'un centimètre. Jetant un coup d’œil au gamin en question. C'est vrai qu'il semblait très affairé à griffonner ainsi. Je retournais mon attention vers Phil avec un sourire carnassier.

- Mais je savais pas que c'était votre truc les adolescents.


Ce sous-entendu, pourtant plein de finesse, me valu un coup de bouteille vide sur la tête. Celle-ci se brisa tandis que je portais ma main au sommet de mon crâne avec un léger gémissement de douleur. Ce nain avait de la chance que je ne puisse pas lui faire de mal... Mais il ne devrait pas en profiter aussi ouvertement.
Quoi qu'il en soit, il se rapprocha du gamin jusqu’à s'assoir à la même table que lui et je l'accompagnait non sans me plaindre. Avec un sourire qui se voulait amical, Phil lança au gamin :

- Bonsoir Petit, navré de te déranger dans ton... travail. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que tu écris depuis tout à l'heure. C'est plutôt rare dans un endroit pareil... Et pour ne rien te cacher, cela attise ma curiosité.



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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mar 29 Déc - 20:56

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Une voix, parmis tout le bazard que faisait les hommes et femmes bourrés dans la taverne, arriva à atteindre ses oreilles. D’une teinte assez grave, il en déduisit qu’il était proche et que c’était un homme.
Il parlait de changer de table à une personne, qui devait être son compagnon de taverne, pour parler à… Un garçon ?

Ses sourcils se froncèrent légèrement, anxieux, mais attendit la suite. Une seconde voix lui répondit, plus aigu. Une jeune personne, ou une femme peut-être.
Hors de question de tourner la tête.

Sa plume se stoppa au moment où l’homme expliqua la raison de son envie. Quelqu’un écrire ? C’est pas vrai.
Il n’y avait que lui qui écrivait, alors c’était difficile de se tromper de personne.

Cet homme voulait lui parler, mais pourquoi faire. Sur la surprise, le garçon avait légèrement détourné sa tête, n’osant pas regarder les deux personnes dans les yeux mais assez pour distinguer leur silhouette.
Juste au moment où la deuxième personne lâcha une remarque qui fit hausser ses sourcils soudainement, alors que son coeur se mit a battre un peu plus fort.

Il ravala sa salive, sentant une chaleur envahir sa tête. Un bruit fracassant détona non loin, mais il n’y fit même pas attention, si ce n’était qu’un léger sursaut. Qu’il avait horreur des gros bruits. Comme du monde d’ailleurs, mais il n’avait pas véritablement le choix.

Ses yeux se posèrent sur la personne qui s’assit en face de lui, soudainement. Ou plutôt, les deux personnes. Le nain qu’il avait croisé du regard tout à l’heure et une étrange personne blonde, avec des oreilles félines.
Visiblement c’était son crâne qui avait rencontré cette bouteille, car des morceaux de verres étaient encore présents dans ses cheveux.

Il lui adressa quelques mots, ou plutôt, les raisons de sa venue soudaine. Le Petit ne le gêna pas, car il se concentrait déjà sur sa réponse, bien qu’il ne pût s’empêcher d’hausser un sourcil, expressif.

« H-Ha… » lâcha-t-il en entrouvrant finement ses lèvres, ses iris plantées dans celles grisées du nain devant lui. Il cligna des paupières, provoquant la dilatation puis la rétraction rapide de ses iris fendues.

« J-Je… Je… » Beaucoup de choses passaient dans sa tête en même temps. C’était compliqué de rassembler une réponse, mais après une demi-seconde, il sortit finalement une réponse plus que correcte, voir même, étonnante, vu à la vitesse dont il l’avait simplement dit.

« Je suis juste ici pour me renseigner. Les personnes sont généralement plus à l'aise dans des endroits ouverts et familiers et des informations peuvent leur échapper, aussi l'alcool ne les aide pas spécialement à garder leurs langues. »

Simplement. Le garçon rebaissa les yeux sur son carnet, remplies d’inscriptions plus étranges les unes que les autres, puis se rattrapa rapidement.

« Vous ne me gênez pas. » Malgré ce qu'il avait entendu plus tôt. C'était une approche comme une autre, et plus intelligente que la plupart dont certains seraient capables ici.

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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mar 29 Déc - 23:07







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Le gosse semblait surpris de nous voir Phil et moi. Mais quoi de plus étonnant ? N'importe qui aurait réagit pareil en voyant deux inconnus non seulement s'assoir à ses côté et en plus questionner. Sauf peut être moi... Ouais, je les aurait sans doute assommer :  c'est moins fatiguant. Le gamin marmonna un peu, comme s'il essayait de reprendre ses esprits. Un sourire carnassier apparut sur mon visage, laissant apparaitre mes canines anormalement acéré.

- On a donné sa langue au chat ?

A ses mots, mes oreilles s'agitèrent légèrement et je sentis un regard lourd de reproche de la part du nain à mes côté. Si on pouvait plus rigoler... En parlant de chat, je n'avais pas pu m'empêcher de remarquer la fine pupille de notre interlocuteur. Celle-ci était fendu, comme celle d'un félin. Ainsi nous avions sans doute affaire à un Shapeshifter hein ? Mes pupilles s'amincirent légèrement sous l'effet de la curiosité : j'étais toujours curieuse lorsque je rencontrais l'un de mes semblables. Pas que je les appréciait particulièrement mais j'aimais essayé de deviner à quel animal ils étaient lié. Ce garçon était sans doute lié à un félin... Mais lequel ? Mon questionnement intérieur fut interrompu par le gosse qui semblait avoir retrouvé sa langue..

« Je suis juste ici pour me renseigner. Les personnes sont généralement plus à l'aise dans des endroits ouverts et familiers et des informations peuvent leur échapper, aussi l'alcool ne les aide pas spécialement à garder leurs langues. »

Je plissais légèrement les yeux. Des informations ? Sur quoi ? Pour faire quoi ? Je jetais un rapide coup d’œil à Phil. Devant cette réponse, il passa ses doigts dans sa barbe, l'air pensif. Je me demandais s'il se posait les mêmes questions que moi. Sans doute, après tout, je l'avais toujours connu particulièrement curieux même s'il ne le montrait pas.

« Vous ne me gênez pas. »

Ajouta le gosse après avoir jeté un rapide coup d’œil à son carnet. Ce carnet... Je me demandais bien ce qu'il pouvait y avoir dedans. D'un signe de main, Phil demanda au tavernier de lui apporter une pinte de bière. Je caressais intérieurement l'idée qu'il me commande une seconde bouteille mais au final non. J'allais devoir me contenter d'une seule... La soirée aller vraiment être longue...
Le Nain bu une gorgé de bière avant de répondre :

- Heureux de l'entendre Petit. Mais je suis très impoli, je me rend compte que je ne me suis même pas présenté. Ahem. Je suis le Seigneur Phil Octète, entraineur de Struck de Combat, mais tu peux m'appeler Phil. Quant à ma camarade, je te présente...

Je le coupais, j'étais parfaitement capable de me présenter seule, non mais !

- Kiowara... ou Griffes Pourpres, selon les gens. Combattante de l'arène.

Comme pour expliquer mon surnom, j'activais mon gantelet au niveau de ma main droite, recouvrant mes doigts de mes griffes d'acier. A peine furent-elles sorti que Phil me lança sur un ton autoritaire.

- Ranges ça tu veux ! Je t'ai dit mille fois de ne pas les utiliser en dehors de l'arène, ce ne sont pas des jouets !

En levant les yeux au ciel et avec un soupir, j'obéis et mes griffes reprirent leurs places initial sur le gantelet. Le nain jeta un coup d’œil autours de nous, comme pour vérifier que personne ne nous avez remarqué. Entre le brouhaha ambiant et les gens saoul, je doutais fortement que notre table attire l'attention de quelqu'un.

- Bon, où en étions-nous ? ... Ah oui ! Dis moi, quel est ton nom Petit ? Et pourquoi récoltes-tu des informations ? Tu cherches quelque chose ou... quelqu'un ?

La question eu le mérite de me faire sourire même s'il y avait peu de chance que le gamin nous réponde : après tout, ce n'était pas nos affaires. Sa méthode ne risquait donc pas d'être efficace. La mienne en revanche...
D'un geste vif, je saisis le carnet et me mis à le feuilleté, le retourner dans tous les sens sous le nez de son propriétaire sans vraiment y prêter attention. Je ne sais pas vraiment à quoi je pouvais penser lorsque j'ai fait ça vu que j'ai oublié un tout petit riquiqui détail : je ne sais pas lire. Du coup, les inscriptions sur ce carnet ne signifiaient rien à mes yeux, ce n'était un gribouillage sans grand intérêt. Peut être que je l'ai fait en espérant comprendre quelque chose... Ou bien c'était juste pour énerver quelqu'un, au choix !


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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mer 30 Déc - 1:03

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D’un geste de main, le nain commanda une boisson au serveur, qui arriva bien rapidement. L’odeur l’en aurait presque fait grimacer, mais il se retint. Ce n’était pas non plus la plus pire odeur qu’il avait senti jusqu’ici.
D’ailleurs, même s’il aurait pût, parce qu’il faisait plus âgé qu’il n’en avait l’air, il ne buvait pas.

Justement parce que la senteur l’insupportait, mais aussi parce que le liquide avait la fâcheuse tendance de lui brûler la gorge.

Une gorgée de bière, et le nain se remit à parler. Cette fois, pour se présenter, sous le nom de Phil. Seigneur Phil Octète. C’était donc un noble.
Cette nouvelle fit légèrement redresser la tête du garçon, réussissant finalement à attirer son attention.

Un point pour ce seigneur.
Mais le fait qu’il est des esclaves lui déplût quelque peu, il doit dire.  Il avait tout simplement horreur de l’esclavage. Plus encore, de la violence. Une combattante en arène ? Voilà qui tombait a pic.

Une camarade qui semblait tout aussi charmante que les hommes bourrés présent à quelques pas d’ici, discutant à haute voix, alors que leur ton montait.
Ses yeux se plissèrent légèrement, son instinct faisant pression contre son cœur.

Comme pour expliquer le surnom idyllique, la combattante sortit des griffes d’aciers, qui attirèrent une nouvelle fois de plus l’attention du capuchonné.  
« Mh… » laissa-t-il échapper, peu enclin à se lancer sur ce genre de sujet. Mais le nain le sauva, réprimandant la femme à sa place.

Mais son coup d’œil discret n’échappa pas à son interlocuteur. Avait-il peur d’attirer l’attention ? D’avoir des ennuis, peut-être ? Mais avec tout le bruit que les alentours produisaient, il doutait que quelqu’un n’est entendu le grincement métallique.

L’homme repartit dans ses questions, se remettant de ses émotions. Mais à peine avait-il formulé sa réponse qu’il sentit quelque chose lui échapper. Son carnet.

Sa tête s’abaissa et il recula pour mieux voir ce qui arrivait, avant de voir que c’était justement la camarade blonde du nain qui lui avait piqué son carnet, juste sous ses yeux.
« Hé ! » L'exclamation était parti seule, mais elle fut suivi d'un haussement de ses sourcils. Il n'aimait pas ça, mais il était plus surpris que irrité.

Elle semblait le regarder, sans y comprendre grand-chose. Tant mieux. Si elle ne savait pas lire, ça l’arrangeait, mais ce n’était surement pas le cas de Phil. « Faites attention de ne pas le froisser. S’il vous plaît. »

Il n’osait pas élever un peu la voix, ou même essayait de le reprendre. Il ne les connaissait pas et il n’était pas du genre autoritaire envers les étrangers. Voir pas du tout.
« J’ai… des choses importantes écrites dedans. » lança-t-il sur un léger ton hésitant. Rien de fâcheux pour lui heureusement, mais il regorgeait d'informations sur la ville.

Il reposa ses yeux sur le nain, puis sur son carnet, faisant attention, anxieux. « Je ne recherche rien de particulier. Juste des informations sur la cité. »

Mais il en avait oublié quelque chose d’important. Loin de vouloir paraître impoli, le garçon se rattrapa comme il pût.

« Ezio. C'est mon nom. » Aigle. Il n'avait jamais compris d'où il lui venait. M'enfin.

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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mer 30 Déc - 14:00







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Le gamin ne semblait pas ravi que je mette ainsi les griffes sur son carnet. Cependant, il n'avait pas l'air non plus prêt à se battre pour le récupérer. Voilà qui été ennuyeux... Au moins, s'il ne s'était pas laissé faire, cela m'aurait diverti. A la place, il se contenta de me demander de ne pas abimé son carnet. Je répondit d'un grognement désintéressé. Je n'avais pas d’intérêt particulier à détruire ce carnet et ce qu'il contenait, et je faisais rarement quelque chose sans intérêt particulier. Aussi continuais-je simplement de regarder les étrange symbole inscrit sur les feuilles. Apparemment ces inscription avait une importance aux yeux de notre hôte. Bien que Phil devait vouloir que je rende le carnet à son propriétaire, il ne fit aucune remarque là dessus. Peut être espérait-il apercevoir un peu ce qu'il y avait à l'intérieur pendant que je farfouillais.

« Ezio. C'est mon nom. »

Finit par se présenter le gamin. Je n'avais pas pour habitude de retenir le nom des gens, sauf si j'avais une bonne raison, aussi je doutais devoir retenir le nom d'un gamin. De toute façon, si j'arrivais à agripper une autre bouteille d'ici qu'on reparte, l'alcool m'aurait sans doute fait oublié son nom.

- Enchanté Ezio. Et encore navré de t'avoir dérangé avec mes questions. Pour ma défense je dirais que ton comportement était assez... inhabituel. Et ce qui est inhabituel attire toujours mon attention. Merci d'avoir pris le temps de répondre en tout cas, nous allons te laisser vaqué à tes occupations jeune homme, passe une bonne soirée.

Okay... Je jetais un coup d’œil perplexe à Phil. Je devais me sentir visé aussi ou pas ? Parce que j'avais tout de même "attiré son attention" quelques années auparavant. Le nain finit sa chope et posa sur la table de quoi payer sa boisson. De mon côté, je décidais de ne pas tenir compte des parole de Phil et je me contentai de refermer le carnet avec un soupir avant de le lancer à son propriétaire.

- Attrape gamin !

A peine Phil et moi avions amorcé notre départ qu'un bruit fracassant se fit entendre. Je tournais la tête vers l'origine du son, les oreilles dressées. Tiens ? Une bagarre commençait on dirait bien, une bagarre entre deux hommes complétement ivre à côté du comptoir où le tavernier tentait de les séparer. Habituellement, j'étais la première à me jeter dans une mêlée mais les bagarres d'ivrognes ne m’intéressaient guère. J'aimais me battre et j'aimais gagner mais lorsqu'il n'y a aucun défi, il n'y a pas d'intérêt.

- Je ne suis pas la seule à me prendre des coup de bouteille ce soir...

- Oh pitié, je t'ai à peine touché.

Mon ton monta légèrement, oubliant la présence du gamin juste en face de nous :

- A peine touché ?! Vous rigolez, vous m'avez exploser une bouteille sur la tête !

- Bah, pour ce que tu t'en sert de ta tête, ça va pas changer grand chose.

Je m’apprêtai à répliqué quand je fut interrompus par un nouveau bruit. Quoi encore ?! La porte s'ouvrit en trombe et deux hommes entrèrent. Ils étaient équipé d'épée, sans doute des gardes me dis-je alors. Mais qu'est-ce qu'ils foutaient là ? J’eus la réponse à ma question lorsque les deux gardes séparèrent les ivrognes. Pourtant, j'avais cru entendre plusieurs fois que le niveau -2 de la ville était assez peu surveillé. J'allais interrogé Phil et le gamin à se sujet mais j'entendis un murmure parcourir la salle. Une personne marmonna que le Conseil avait dû renforcé la garde dans le but d'arrêter d'éventuel Tambs.
Si le nom du Conseil m'était familier, le mot "Tambs" lui, l'était beaucoup moins. Lorsque je demandais à Phil de quoi il pouvait bien s'agir, il posé sa main sur son visage comme désespéré. Qu'est ce que j'avais dit cette fois ?!

- Kiowara... Je sais que l'actualité de la ville n'a aucune importance à tes yeux mais tu pourrais au moins faire semblant. Les Tambs sont les membres de la Guilde de Tamboria, ils commencent à faire beaucoup parler d'eux.

Par la suite, il m'expliqua brièvement que leur but consistait à quitter Upon pour vivre à la surface. Une idée stupide... La surface était un monde perdu et tout ceux désirant y aller était condamné à la mort, j'en savais quelque chose. Alors à quoi bon prendre tout ces risques. Pendant ce temps, les deux gardes se mirent à parler avec le tavernier tout en observant la salle.
Je fis un pas vers l'avant mais Phil me retint. C'est vrai que deux personnes quittant la pièce au moment pile où les gardes entraient, cela pouvait leur paraitre suspect. Même si nous n'avions rien à nous reprocher, il préférait éviter les ennuis et je pouvais le comprendre. Aussi, nous finîmes par nous asseoir de nouveau à la table de gamin, attendant que la situation se tasse. J'espérais juste que ça ne prenne pas trop de temps et qu'il n'y ai pas des... perturbations.

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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mer 30 Déc - 17:07

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Son interlocuteur s’excusa pour l’avoir dérangé, bien que le garçon ait justement justifié que cela n’était pas le cas. Il se justifia même pour son attitude, par la sienne qui était dites inhabituelle.
Pour lui, c’était son quotidien et ne voyait aucune différence, aussi ne fit-il qu’un léger sourire, presque aimable.

Il n’était pas quelqu’un de rancunier, aussi cette pause dans ses propres affaires et tracas ne l’avait nullement ennuyé. Néanmoins, il était soulagé de reprendre ce qu’il faisait, car plus le temps s’écoulait, plus il était incertain de pouvoir avoir une quelconque information ce soir.

D’un léger geste de main, il salua les deux compagnons de route, avant de détourner son regard sur la blonde qui tenait toujours son carnet.
Elle semblait interloquée, mais ne chercha pas plus, si ce n’est qu’un coup d’œil perplexe à son maître.

Celui-ci venait de finir sa choppe et déposait l’argent sur la table, alors que Kiowara décida de lui rendre ses affaires, le lui lançant. Manquant de l’attraper, le carnet rebondit contre son épaule et s’échoua sur la table, pile entre ses mains. Bon, au moins il n’était pas tomber par terre, et il n’aurait pas à se pencher pour le ramasser.

A peine son bien repris, qu’un bruit éclata vers le comptoir, provoquant un léger et nouveau sursaut qui l’irrita.

« ... » Ses yeux se posèrent sur les deux hommes ivres, se battant devant le tavernier qui se débattait pour les faire arrêter. Il n’en disait rien, mais il n’en pensait pas moins.

« Ff... » Laissa-t-il échapper, comme un soupir, puis retourna à ses affaires, alors que le ton montait chez certains. Rien de bien exceptionnel dans une taverne.

Mais ce fut un claquement de porte soudain qui l’interrompit de nouveau, haussant les sourcils en détournant légèrement la tête vers l’entrée, pour y découvrir ce qu’il n’aurait pas souhaité voir en cette soirée.

Des gardes. Deux, munies d’épées, qui séparèrent les deux alcooliques toujours occupé à se casser les dents sur le comptoir. C’était rare ici, plus rare qu’il n’aurait pas pensé les rencontrer ici. Si on peut parler de rencontre.

Pris de cours, le garçon pivota son regard vers une personne qui s’était fait discrète parmi le brouhaha, murmurant que la garde s’était renforcée à cause de l’influence des Tambs. Rapidement, il nota des mots dans son carnet, suivit de d’autres, car il ne fut pas le seul à chuchoter quelques tirades.

« Ils feraient mieux de s'affairer aux fermes, afin de nous éviter la famine. Les vivres ne vont pas se faire moins rares si personne n'y fait rien. »

Un manque de nourriture. C’était justement ce genre d’informations qu’il recherchait, mais il n’avait pas le temps d’en chercher plus. Jouer avec le feu n’était pas de son genre.

Son attention se dirigea à nouveau vers le duo qui s’était assis à sa table plus tôt. Les dires du nain l’attirèrent naturellement, alors qu’il conservait une expression neutre. La guilde des Tamboria se faisait de la place, à ce qu'il entendait.

Plus les secondes passaient, plus l’instinct du garçon grandissait, sonnant bientôt l’alerte dans un coin de son cerveau. Il était temps de partir.
Alors que les deux gardes discutaient avec le tavernier, balayant la salle de quelques regards, Ezio referma calmement son carnet et le rangea dans l’une de ses sacoches, gardant sa plume entre les doigts dont la mine était tournée à l’extérieur.

Lentement, il fit reculer le tabouret en amorçant un mouvement pour se redresser, la capuche  baissée par delà sa vision. Naturellement, cela attira le regard d’un des deux hommes, qui attira l’attention de son collègue. Un peu trop tard.

Alors qu’ils commençaient à se déplacer, un civil complètement ivre se redressa dans un cri de douleur et de rage, une main sur le bas de son dos. Sa grosse silhouette pivota vers son homologue à la table derrière lui, lui écrasant sans autre forme de procès une bouteille encore a moitié pleine sur le haut du crâne.

Ses compagnons se levèrent, alors que les autres se jetèrent les uns sur les autres, provoquant une mêlée qui dégénéra à grande vitesse.

Bientôt ce fut tout un groupe qui envoya voler les tables et certains même s’en prirent aux gardes, sans même faire la distinction entre eux et les clients de la taverne.

Tandis que l’écrivain amateur progressait calmement dans ce chaos, a peine lent mais régulier, évitant les projectiles qui pouvaient traversé la taverne a cet instant ou bien les combattants saouls. Jusqu’à atteindre la porte, où il disparut sans un regard en arrière.

Parfois, il suffisait d’une étincelle pour allumer un brasier.

A l’entrée, alors qu’il s’était décalé de quelques pas hors de la lumière, il jeta un coup d’œil à sa mine, poussant un soupir. Elle dégoulinait d’une large goutte rougeâtre, et était devenu maintenant inutilisable.
Tant pis. Il en trouverait une autre.

La rangeant dans sa sacoche, un bruit attira son attention. Celle de la porte qui s’ouvrait, mais non pas pour découvrir les deux gardes. Non, ce fut deux silhouettes familières qui en sortirent, lui faisant hausser les sourcils, ses yeux luisants.
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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mer 30 Déc - 19:24







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D'un regard perçant, j'observais la scène me demandant combien de temps ça allait prendre avant que l'on puisse quitter les lieux. Phil m'imitait, même s'il semblait beaucoup moins pressé que je ne l'étais. Ceci dit, malgré le fait qu'une grande partie de mon attention se portait vers la porte, je ne pus m'empêcher d'entendre un léger bruit de friction dans mon dos. Tiens donc... Quelqu'un essayait-il de nous fausser compagnie ? Je ne retournai pas la tête, de toute façon, je fixais déjà la porte, si quelqu'un devait sortir je le verrais non ? Quoi qu'il en soit, ce petit bruit, ou plutôt la personne qui l'avait déclenché, attira l'attention des deux gardes et un petit sourire narquois apparut sur mon visage. Les choses allaient enfin devenir intéressantes ! Ou pas... Car il ne s'écoula que quelques secondes avant que l'un des ivrognes ne se remette à hurler relançant la bagarre de plus belle.

- Et c'est reparti... Bon, j'parie 5 pièces sur le gros.

- Je te rappelle que tu ne possèdes rien, tu n'as rien à parier.

- Rabat-joie.

- Par ailleurs, regarde donc qui prend la poudre d'escampette.

Mm ? Ah oui ! Le gamin avait profité de la panique ambiante pour se faufiler discrètement vers la sortie. Je devais bien lui reconnaitre ça : il s'en était bien tiré pour que je ne le remarque pas. A vrai dire, je me demandais comment Phil avait fait pour le voir... Mais ce nain avait des yeux partout, alors plus rien ne me surprenait à son sujet.

Les gardes étant particulièrement occupé avec leurs nouveaux "copains", il me fit comprendre que nous pouvions partir. J'espérais enfin rentrer dans l'arène quand Phil m'indiqua la direction qu'avait prit le gamin. Rhoooo ! Mais quoi encore ?! Qu'est ce qui l'intéressait chez ce gosse, il pouvait pas le laisser tranquille et me ramener, tout simplement ?! Apparemment non. En tout cas, le gamin nous avait bien repéré lui. A cause de l'obscurité, mes pupille e dilatèrent légèrement et mes yeux se mirent à briller. Tout comme ceux de notre interlocuteur, ce qui me conforta dans l'idée que c'était un Shapeshifter lié à un félin, même si j'ignorais encore lequel... Il devait bien se demander ce que pouvais lui vouloir deux parfaits inconnus et en toute honnêteté, je me posais la question moi même ! Finalement, ce fut Phil qui parla, comme pour dissiper tout les doutes que nous pouvions avoir.

- C'était une belle fuite Petit. Mais pas assez discret... Tu sais, je suis du genre curieux tu as dû le remarqué et ton comportement me parait suspect. En fait, je ne connait que deux catégories de personnes qui ont des raisons d'agir comme tu le fais. Tu sais, récolter des informations, éviter les gardes tout ça. Tu as quelques chose à te reprocher Petit ? Tu es un Khachs ou peut être bien... un Tamb ? Mm ?

Phil avait légèrement baissé sa voix lorsqu'il avait prononcé ce dernier mot. C'était donc là qu'il voulait en venir ? Il aurait pu commencer par ça dès le début, ça nous aurait évité de perdre autant de temps... Je poussais un léger soupir en me frottant la tempe.

- Bon, j'ai quelques combats de prévus dans les jours à venir alors j'aimerai bien rentrer chez moi. Du coup, si tu pouvais répondre vite, ça m'arrangerai gamin.

Mon ton était légèrement agressif, mais je commençais à en avoir assez. Déjà, je n'étais pas censé sortir alors je en tenais pas à rester plus que nécessaire. En plus ce ça, si c'était bien un hors la loi ou un Tamb, ce gosse serait une source de problème. Phil était un noble, grâce à son rang, il pouvait toujours espérer s'en sortir. Moi pas. J'étais une esclave et même si j'étais connue dans l'arène, je doutais que cela m'empêche d'être arrêtée ou jugée.

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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Ven 1 Jan - 2:22

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Le nain se rapprocha de lui. A nouveau, ils étaient là, tout les deux et parfaitement conscient qu’il avait profité de la fête improvisée pour s’éclipser. Décidément, il aurait pensé avoir affaire à deux passants curieux, mais… maintenant la situation prenait une toute autre envergure.

Tout ça était embêtant. Son cœur battit un peu plus fort, reculant dans un mouvement d’étonnement sa tête. Ce nain était un très bon observateur, seulement ici, ça ne lui serait point bénéfique.
« H-Hein ? » Ses sourcils se haussèrent, prenant une expression qui été mélangé entre le doute et la surprise.

Suspect ? Il l’était oui, mais déjà, dans son crâne tournait la réponse aux questions invisibles du duo. Il n’avait rien à se reprocher. Bien sûr qu’il regrettait quelques passages de sa vie, d’autres où il en avait honte, mais ici, ce n’était rien de tout ça.

Quand il prononça le mot à voix basse, le garçon pencha légèrement sa tête, pliant son dos pour légèrement se pencher en avant. Il chercha instinctivement quelque chose où s’appuyer, alors il posa ses mains sur ses genoux.

La blonde fut nettement plus rapide que lui, lui lançant un avertissement sur la lenteur dont il pouvait faire preuve. Répondre vite ? Il allait essayer.
Mal à l’aise dans sa position, il se redressa, regardant ailleurs pour se frotter sa nuque, comme si une douleur lui en prenait. Comme un tic, il se gratta le bas de la mâchoire, avant de finalement commencer a parlé.

« Je- Non. » fit-il sur une légère voix aiguë, démontrant son étonnement. « Si j’évite les gardes, c’est justement à cause de ça. Je suis un civil qui n’a pas toujours bien respecté les lois, mais je n’en suis pas pour autant un criminel. J’essaye simplement de ne pas m’attirer plus d’ennuis. »

Il rouvrit ses lèvres, semblant vouloir s’exprimer plus mais sa voix se bloqua dans un gorge, n’en ressortant qu’un léger « ah- » railleur. Ils ne pouvaient pas rester ici, les prochains a passer la porte seront surement les gardes.

Dans cette affaire, il avait perdu sa mine. Et il n’avait pas les moyens, ni l’envie d’aller s’en chercher une autre, pour l’instant. Malgré qu’il n’ait pas envie d’attirer ces deux personnes dans sa fosse à ennuis, peut-être pourrait-il mieux les connaître, même l’espace de quelques minutes, ou quelques heures.

Le brunet baissa les yeux au ciel, un faible soupir malheureux sortant d’entre ses lèvres. « Et j’ai dût briser ma plume a cause d’eux. » Son murmure fut bas mais assez pour atterrir aux oreilles du nain et certainement celles de la blonde, tandis qu’il leva son regard rond et lumineux vers l’auberge, vigilant.
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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Ven 1 Jan - 22:44







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Le gamin prit encore quelques seconde pour réfléchir, ce qui m'agaça quelque peu, je dois l'admettre. Aussi, le temps qu'il réfléchisse à ses paroles, je jetais un coup d’œil vers la taverne : les cris avaient redoublé. Il n'allait pas mettre longtemps avant que quelque chose passe par la fenêtre du bâtiment... Finalement, une voix hésitante se fit entendre :

« Je- Non. Si j’évite les gardes, c’est justement à cause de ça. Je suis un civil qui n’a pas toujours bien respecté les lois, mais je n’en suis pas pour autant un criminel. J’essaye simplement de ne pas m’attirer plus d’ennuis. »

Enfin ! Bon, soyons clair, je savais qu'il n'était peut être pas entièrement honnête mais je m'en fichait royalement : ce qui comptait c'est qu'il ai répondu. Au moins comme ça, nous pouvions retourner à l'arène. Alors que je songeais à cela, le gosse marmonna quelque chose. Je n'avais pas très bien écouté mais il me semblait qu'il parlait de mine... Oh ! Sa plume il voulait dire ? Bah, ça n'avait aucune importance. A mes yeux en tout cas, car c'était sans compter sur ce cher Phil. Ce nain était doué pour retenir les choses et les utiliser à son avantage. Cependant, contrairement à ce que je pensais, il ne rebondit pas sur les derniers dire du gamin. En fait, il se débarrassa en quelques secondes de son air pensif pour retrouver une mine plus joyeuse.

- Je vois... Bon tant pis ! Autant pour moi. Je vais arrêter de t'embêter dans ce cas Ezio, tu dois en avoir assez de toute façon. Kiowara, nous rentrons !


Aaah ! Que ces mots sonnaient comme une douce musique à mes oreilles qui ne purent s'empêcher de frémir légèrement. Mais les évènement de la soirée ne pouvait pas se dérouler normalement pas vrai ? Bah, je suppose que si ça avait été le cas, cette histoire n'aurait pas valu la peine qu'on la raconte.
Avant que Phil et moi puissions repartir, une bouteille finit par traverser une des fenêtre. Alors qu'elle nous arrivait dessus, je m'en saisis. Je savais bien que quelqu'un allait finir par balancer quelque chose depuis cette stupide fenêtre. Oh ? Mais peut-être y avait-il encore quelque chose dedans ! Je la secouais doucement... Vide ! Je ne pus m'empêcher de pousser un soupir de déception mais j'aurai dû m'y attendre. Je n'avais plus besoin de ce bout de verre alors autant m'en débarrasser. Un bon retour à l'envoyeur. Avec un petit sourire espiègle, je renvoyais bouteille à travers la fenêtre pour l'entendre se briser accompagné d'un cri de douleur. Je n'avais pas fait attention mais le bruit c'était calmé et j'allais peut être re-déclenché une bagarre avec ce geste. Oups.

- Tu ne peux pas t'en empêcher pas vrai ?

Phil avait l'air un peu désespéré. Pour toute réponse, haussais légèrement les épaules. Au pire, nous n'allions pas avoir autant d'ennuis que ça. Sauf si bien entendu la bouteille avait atterri sur un garde... Double oups. A peine avais-je formulé cette hypothèse que deux silhouettes sortirent de la taverne. Apparemment il avait réussit à mettre un peu d'ordre dans le bâtiment jusqu’à ce que j'intervienne. Je jetais un coup d’œil aux nouveaux arrivants, l'un d'eux avait quelques bouts de verre sur lui. Triple oups.

- Qui a renvoyé cette saloperie de bouteille ?!

Phil me jeta un coup d’œil tandis que j'émis un petit sifflement. Ouep, c'était plutôt évident de savoir qui était le responsable. Je n'ai jamais été douée pour éviter les ennuis. En revanche j'avais un don pour les régler... du moment qu'on pouvait les régler en tapant dessus.

- Messieurs, il s'agit d'un incident. Il est inutile de s'éner...

- La ferme demi-homme ! J'ai posé une question, qui a lancé cette bouteille ?!

Demi-homme ? Ouch. Un petit sourire narquois apparut discrètement sur mon visage. Pas que j'appréciais qu'on se moque de Phil, bien au contraire, mais je le savais capable de répondre aux insultes comme il se devait ou, si ça devenait trop grave, il me demanderait de m'en charger. Dans les deux cas, ce serait amusant. Je jetais un coup d’œil furtif au gamin. Je l'avais presque oublié celui-là... Sur un ton assez bas pour que seul lui entende, je lâchais :

- Tu devrais déguerpir... Les choses ne vont pas tarder à déraper si tu veux mon avis...


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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Ven 1 Jan - 23:39

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Aux dires du nain, le garçon redressa la tête, une expression naturellement neutre recouvrant les fins traits de son visage. Finalement, ce n’était pas si dur que ça. Bien qu’il ne prenne pas véritablement plaisir à mentir, il le fallait bien, quelques fois.

Avant même qu’ils ne puissent faire un pas, un objet traversa l’une des fenêtres face de la taverne, éclaboussant le sol de morceau de verre alors que le projectile atterrissait directement dans l’une des mains de la blonde. Une bouteille vide.
Mais au lieu de la laisser tomber, comme il l’aurait personnellement fait, elle la relança à travers la vitre, provoquant une grimace au cadet. Mais qu’est ce qu’elle faisait !?

C’était une très mauvaise idée. Surtout quand un cri résonna au fond de la taverne, logiquement le réceptionniste. Ne souhaitant pas traîner plus que ça, l’adolescent fit lentement volte-face dans l’ombre, se mêlant a l’ombre pour tenter de se camoufler le plus possible.

Deux silhouettes sortirent du bâtiment, mécontentes. Les deux gardes. Quel beau travail !
« Rr- » laissa-t-il échapper à voix basse, baissant la tête.

Mais visiblement, l’attention des deux hommes se trouvait sur les deux compagnons. L’un, désespéré et l’autre, sifflant gaiement. Ils allaient s’attirer des ennuis, mais pour une fois, cela ne viendrait pas de lui.

Alors qu’il allait déguerpir, malgré un léger goût amer en travers de la gorge, l’insulte des deux soi-disant membres de la justice percuta son ouïe avec une violence invisible.
Il était peut-être à demi sourd, mais ces quelques mots n’étaient pas difficiles à comprendre.

Demi-homme, avait-il dit. Les sourcils légèrement froncés, le Tamb se détourna de quelques pas discrets, les yeux plissés. Il ne vit même pas que la combattante l’avait repéré et qu’elle s’adressait à lui à voix basse.
Dérapé disait-elle. La seule chose qui allait dérapé ici c’était ses ongles sur le visage de ces deux abrutis.

« Hein ? » L’un de ses sourcils se souleva, méprisant dans le regard. En quelques pas lents et calmes, il fut a côté du nain, face aux gardes.

« Demi-quoi ? Tseu-hm... » fit-il, visiblement pris dans le procédé de se foutre de leur tête. « Si vous saviez aussi bien abuser de votre cerveau que vous n'usiez de votre pseudo-pouvoir en tant que garde, vous n'en seriez pas là. »

Comme des mâchoires fantômes, des crocs venaient de percer leur dignité de chevaliers servants, de plein fouet.
Il savait bien qu’il allait les sortir de leur gong, mais il ne supportait pas qu’on puisse penser un instant qu’ils sont en droit de jurer juste parce qu’ils sont liés à de plus hauts rangs.

« Vous feriez mieux de vous excu- » Irrité, il ouvrit sa gueule encore une fois, dévoilant la pointe d’incisives étrangement développées.

« Auriez- vous perdu patience devant la vérité, messires ? »

Ils s’étaient armés, mais quand le Tamb avança d’un pas vif, ils reculèrent, déstabilisés. Surement parce qu’il était étrange de voir un garçon aussi sûr de lui. Mais au fond, il ne l’était pas du tout. Dans quel foutoir s’était-il mis ?
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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Sam 2 Jan - 17:57







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Contre toute attente, le gosse à qui j'avais sommé de décampé était toujours là. Mieux encore, il vint se placer au côté de Phil et prit sa défense. Ooooh... Venait-il d'être envahit par un souffle de courage ? Je ne pus réprimé un petit rire moqueur. Que la réponse soit oui ou non, il n'irait pas bien loin contre deux gardes. En tout cas, le petit avait l'air bien remonté. A croire qu'il avait une dent spécial contre les gardes... Ou plutôt devrais je dire, un croc. Je plissais les yeux, ce gamin était bizarre. Il avait des yeux de félin à n'en pas douter mais ses crocs était plus développé que ceux d'un félin ou d'un Shapeshifter normal. Sur quoi étions-nous tomber ? Les gardes durent se poser la même question car il reculèrent lorsque le garçon avança. Ah ? Il avait peut être sa chance au fond. En même temps, je doutais que c'est type ai l'habitude qu'on leur tienne tête. Ce devait être un brin déstabilisant... Les bras croisé, je jetais un coup d’œil à Phil. Si la remarque du garde l'avait blessé, il ne le montrait pas. Il semblait beaucoup plus préoccupé par le sort du gosse en fait.
Je n'étais pas inquiète, contrairement à lui. Non seulement parce que les adversaire du gamin me semblait être des couards mais surtout parce que je ne m'inquiète pas pour une personne que je connais à peine. En plus de ça, les gardes ne semblait pas équipé comme des haut gradé : un casque, une simple cotte de maille recouverte d'une tunique de cuire, des gants qui remontaient jusqu'au coude, un pantalon qui ne semblait pas particulièrement fait pour la protection et des bottes couverte de jambière. M'ouais, j'avais vu mieux dans l'arène : le seul véritable danger était la lame de leurs épées. Je lançais un grondement in-intéressée lorsque que les gardes se décidèrent à sortir leurs épées de leurs fourreaux. Enfin, ce n'était pas trop tôt... Celui qui avait parlé fit un pas en avant menaçant le gosse de sa lame :

- Tiens ta langue toi, à moins bien sur que tu ne cherches les ennuis !

- A votre place j'arrêterai d'agiter cette épée sous le nez que quelqu'un. Vous allez finir par vous blesser.

J'avais dit ça sans réfléchir, comme d'habitude quoi, mais avec un ton particulièrement moqueur. Le garde, qui avait baissé son épée, et son collègue se tournèrent vers moi, l'air colérique. Oh ? Je les avait vexé ? Entre le gamin et moi, il s'en prenait bien la tête. Et encore, ils avaient de la chance : pour l'instant ce n'était que verbal. Je lançais un petit regard à Phil en dévoilant mes griffes d'acier. Le nain le va légèrement les bras au ciel, comme s'il abandonnait.

- Très bien ! Vas-y si ça t'amuse mais rentre ces griffes, je ne veux pas de mort.

Je rentrais mes griffes, un peu déçue, mais le bon côté des choses c'étaient que j'allais pouvoir m'amuser un peu. Je fis craquer mes doigts avant de m'avancer, le regard emplie d'une assurance morbide.

- Allez, écartes-toi gamin et laisse faire les pro.


Un peu d'action... Il était grand temps. Le garde, bien que surpris, ne semblait pas franchement inquiet même si son collègue fit quelques pas en arrière. L'un d'eux semblait plus intelligent que l'autre. Je me plaçais de côté, le pied droit en avant et la main sur les hanches.

- Un volontaire pour commencer la danse ?


- Je vais te faire ravaler ton arrogance !

Et le premier de mes adversaires leva son arme au ciel comme pour l'abattre sur moi. D'un bond sur le côté, je l'esquivais et lorsque la lame toucha le sol dans un bruit de métal fracassant, mon pied gauche se posa sur la poignée de l'épée. Obligeant mon ennemis à se baisser davantage, emporté par son élan. Profitant de l'effet de surprise, je lui envoyais mon genoux dans la figure et il fut contraint de lâcher sa lame dans un gémissement. Il fit quelques pas en arrière, portant sa main à son nez, sans doute brisé. Alors qu'un sourire carnassier apparut sur mes lèvre, son compagnon m'attaquait sur le côté. Bien que surprise, je parvins à lever mon bras à temps. Le son de l'épée entrant en contact avec le métal de mon gantelet me brisa les oreilles. Rapidement, mon poing libre vint se heurter violemment contre son ventre avec un bruit sourd. Cependant, le garde ne semblait pas vouloir lâcher prise malgré la douleur. Et du coin de l’œil, je pouvais apercevoir son camarade récupérer son épée et se rapprocher dangereusement. Je recommençais à le tambouriner au niveau de l'estomac, il tenait toujours bon. Très bien... Si il ne cédait pas, je le ferais, à ma manière.
Malgré la fatigue envahissant mon avant bras, je fis de mon mieux pour ne pas bouger. Le métal grinçant rendant les oreilles félines douloureuses. J'attendis quelques secondes que l'autre gardes nous rejoigne. A chaque pas qu'il faisait, il se dirigeait un peu plus dans mon dos, espérant sans doute que je ne le remarque pas. Ou au moins, que je ne puisse pas réagir face à lui. Grave erreur. Mon adversaire commençait à peine à se relâcher lorsque son compagnon se plaça dans mon dos. Maintenant ! D'un mouvement sur le côté, je parvins à faire déraper la lame de mon adversaire. Tandis que je m'écartais vivement, le garde, emporté par son élan, enfonça sa lame dans la cuisse de son camarade qui se trouvait quelques centimètre dans mon dos.

- Woops, ma faute !

J'émis un petit rire mauvais pendant que les deux hommes retirait l'épée de la chair. Quelques gouttes de sang tombèrent au sol mais la blessure ne semblait pas bien profonde. Dommage. Si le soldat en forme semblait vouloir partir, sans doute qu'il s'en voulait un peu d'avoir blessé son collègue. Mais ce dernier devait avoir été mis en rogne par sa blessure car il saisit son épée et me la lança dessus. Alors, soyons honnête déjà lorsqu'on est en forme, on a du mal à lancé une épée convenablement, parce que c'est pas fait pour ça entre autre, oui, mais alors quand on est blessé, ça devient comique. Enfin, tout ça pour dire que je n'ai même pas eu besoin de bouger pour esquiver. Je me suis contenter de suivre la lame du regard.

- Mmm... Pas mal mais je suis là tu sais, pas là bas. Ceci dit, vu ton aplomb, tu n'as pas dû en avoir assez n'est ce pas ? Héhéhéhé... Soit ! Je vais me charger d'arranger ça.

Alors que je m'approchais doucement, le garde en bon état préféra partir en courant. Oh, que de courage. Pourtant à part quelques coups de poings dans le ventre, je ne lui avait pas fait grand chose... Bah, aucune importance. Celui qui m’intéressais ne pouvais plus trop courir de toute façon, ou pas bien vite. Je l'attrapai par la gorge. Ma poigne était suffisamment forte pour être douloureuse mais pas assez pour l'étrangler. Il aurait été dommage qu'il s'évanouisse maintenant, n'est ce pas ? Le jeu venait à peine de commencer...

- Kiowara, ça suffit !

Mmm ? Oh. Phil et le gamin, je les avait oublié ceux là... Donc je n'avais pas le droit de m'amuser encore un peu avec mon nouveau jouet ? Qu'a cela ne tienne ! Je mis un coup de genoux dans le bas-ventre du garde qui tomba à terre avec un gémissement. Il était chanceux à vrai dire, si Phil n'avait pas été là, je n'aurai pas donné cher de sa peau. En parlant du nain, il me jeta un regard plein de désapprobation.

- Quoi ? J'ai pas utilisé les griffes et ils sont toujours vivant. Disons juste que l'un d'eux est... en mauvais état.


Sans un mot pour moi, il se retourna vers le gosse.

- Navré que tu ais dû assisté à ça. Ceci dit, je te suis reconnaissant d'avoir pris ma défense. C'était courageux.

- Correction, c'était stupide.

-Je pense que je te dois bien une plume pour ça. J'en ai quelques une chez moi, si ça t’intéresse bien sur.

Oh ? Donc on retournai finalement au level -1 ? Pas trop tôt.

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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Mar 2 Fév - 13:47

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L’un des deux gardes le mit en garde. Tenir sa langue ? Voilà qui était difficile. Surtout face à une situation comme celle-ci. Il était loin de chercher les ennuis, mais même avec toute la volonté du monde, il ne serait pas passer à côté de cette injustice.

Mais alors que la tension montait, une voix surgit derrière lui. A nouveau celle de la combattante, qui venait de sortir les griffes, littéralement, en lançant un regard à son maître. Lequel abandonna vite le débat de savoir ou non, s’il l’autorisait à jeter son dévolu sur les gardes.

Sans plus de bruits ou de paroles acides, l’adolescent s’écarta d’un pas et revint auprès de l’être, un air presque agacé au visage. L’assurance de la combattante l’ennuyait et c’était véritablement le cas de le dire.

Oh, il ne l’enviait pas. Il n’enviait jamais les personnes qui préféraient cogner sans réfléchir aux conséquences. La seule personne qu’il enviait en ces temps ; c’était bien John. Un leader né et réfléchi. L’homme avait tout pour lui, sans trop en faire.

Alors que le combat avait commencé et qu’il n’avait aucune inquiétude sur l’avenir de la blonde, c’est avec une neutralité étrange et un certain ennui qu’il se perdit dans ses pensées, un instant. D’ailleurs, pourquoi l’avait-il nommé conseiller.

Pas qu’il doutait en ses capacités, mais… En fin de compte, si. Fort heureusement, il n’était jamais loin quand il y avait un souci.

L’affrontement fut fini un peu plus tôt qu’il ne l’aurait pensé, et la voilà, encore suante de fierté, échangeant avec le nain qui semblait partagé sa vision des choses.
Exaspéré aurait été le mot pour décrire l’expression du regard du capuchonné, à cet instant là.

Il ne vit même pas que le nain était retourné vers lui et qu’il lui parlait, étant donné que toute son attention était tournée vers elle. Ses paroles ne furent pas dites dans le vent, mais il n’avait pas l’air véritablement concentré sur son écoute.

Un sourire plein de sous-entendus s’étira sur le coin de ses lèvres, presque méprisant, tandis qu’il retint un léger rire.

« H-hé... » Il semblait amusé, l’espace d’un court instant, avec un arrière fond de pensée presque menaçante.

« Tu es tellement prévisible. »

Ces quelques mots lui avaient échappés, et il crut s’en rendre compte l’instant d’après. Ses yeux s’écarquillèrent légèrement et une pointe d’angoisse passa dans son regard, son sourire perdant de son assurance pour finalement disparaître.

« H-Hm... »

Ezio s’empêcha de soupirer et tourna rapidement la tête vers le nain, qui lui avait malgré tout, annoncé une bonne nouvelle.

« C'est vrai ? Mais, ce n'était rien... Enfin, çaa... sera avec plaisir ! »

Cracher sur une plume, lui ? Jamais ! Près à suivre les deux compères, il garda tout de même un œil sur les alentours.
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MessageSujet: Re: WE LIVE WHERE THE WAR ARE RAGING || Kiowara Sam 6 Fév - 22:52







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Mes oreilles se plaquèrent légèrement en arrière en apercevant l'expression du gamin. Je trouvais son sourire moqueur. Trop. Le petit rire qu'il retint par la suite me conforta dans cette idée. Je retins difficilement un grondement de colère que le nain ne sembla pas remarqué.

« Tu es tellement prévisible. »

Tsss... Ce gamin parlait trop. Mais je m'étais suffisamment attiré d'ennuis pour ce soir. En plus, Phil ne me laisserait sans doute pas lui foutre une bonne raclée comme ça... Avec un sifflement de mépris, je détournais la tête, comme une gamine boudeuse. Le gosse sembla tout de même surpris par ce qu'il venait de dire. On pensait tout haut ? Mmm ? Il aurait dû apprendre à tenir sa langue. Finalement, il reposa son attention sur Phil, songeant à la proposition du nain.

« C'est vrai ? Mais, ce n'était rien... Enfin, çaa... sera avec plaisir ! »

Je tirais la langue avec une expression de dégout sur le visage. Génial... On allait encore faire un détours. Enfin, ce n'est pas comme si j'avais le choix de toute façon. Ravalant mon agacement je repris une expression plus neutre tandis que Phil nous fit signe de le suivre.

- Parfait ! Allons-y !

Sans plus attendre, le nain se mit en marche. Au moins nous nous rendions à la Hauteville, c'était déjà ça. Je jetais un regard perçant au gamin, je me demandais s'il aurait le cran de nous suivre jusque là-bas, vu qu'il semblait éviter les gardes... Mais il est vrai qu'à cette heure de la nuit, il n'y avait pas beaucoup de risques d'en croiser. Avec un soupir, je me mis donc en marche à la suite de mon maitre.

~~~~~~

Nous ne mîmes pas longtemps à rejoindre la Hauteville. Je m'y sentais déjà un peu plus chez moi, j'aurai aimé rentrer directement à l'arène. Et je l'aurai sans doute fait... Si je savais par où passer pour m'y rendre. Mais non ! J'étais obligé de rester avec Phil et un sale gosse. Oh, joie...
Voyant mon air grincheux, Phil fit un sourire, m'assurant que nous n'en aurions pas pour longtemps. M'ouais. J'étais sceptique. Nos pas nous conduisirent dans la partie résidentielle de la Hauteville, les rues étaient désertes. J'avais la désagréable impression d'être déjà passé par ici. Et à vrai dire, ce n'étais pas qu'une impression. J'avais vécu un temps dans l'une de ses maison après tout. Avec... lui. Je ne pu retenir un soupir de regret. Oh, ce que je pouvais détester lorsque les souvenirs remontaient comme ça. Surtout que je n'étais pas très douée pour cacher mes émotions... Je devais tirer une de ces tête d'enterrement.

- On... on est vraiment obligé de passer par là ?

Ma voix s'était faite légèrement hésitante, ce qui étais pour le moins inhabituel de ma part. Cela sembla d'ailleurs surprendre Phil qui se retourna avec les sourcils froncés, l'air soucieux. Je n'aimais pas cet endroit, il me rappelait trop de choses.

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